À mon amour pour la Nature

 

L'Indien d'Amérique n'ira plus jamais chasser le bison, mais la spiritualité amérindienne survivra ou que nous soyons.

Cette spiritualité enrichit la vie de ceux qui désirent un monde plus équilibré dans lequel nous serions en harmonie avec la nature.

Il fut un temps où tous les Amérindiens étaient en contact avec l'univers et le cercle sacré.
La Terre, le Soleil, la Lune, la Pluie, le Tonnerre, la Foudre. Ils avaient conscience des saisons, puisqu'elles touchaient leur corps et leur esprit nus.

Nous croyons que toutes les choses vivantes, y compris les animaux à quatre pattes, ceux qui portent des ailes, des nageoires ou ceux qui rampent, les arbres, les roches, les rivières, les océans, au même titre que l'homme et la femme, sont l’œuvre du créateur.

Nous partageons l'espace avec les choses. Nous ne les dominons ni ne les conquérons.
Nous vivons dans l'une des nations les plus avancées au point de vue technologique.
Pourtant, nous sommes privés de nos liens avec la terre, le vent, l'air, la pluie, le tonnerre, les animaux, nos racines et notre spiritualité.

Mère Teresa, la religieuse catholique qui travaillait auprès des plus pauvres, a dit un jour, lors d'une visite aux Etats-Unis, que les visages américains étaient les plus pâles et les plus tristes qu'elle n'ait jamais vu.

L'acteur Robbie William, qui est lui aussi militant, a dit pendant une interview, que l'Amérique possédait tout sauf une âme.

Pourtant les Amérindiens pensent que l'esprit ou l'âme ne sont pas si faciles à tuer, car ils sont partout autour de nous.

Chaque individu est le centre du monde. L'endroit où nous nous trouvons est le centre de l'univers.

Mais ce qui est primordial c'est que dans notre cercle, nous ne faisons qu'un avec l'univers.
Nous sommes dépendants de tout ce que nous touchons, nous voyons, reniflons, goûtons, entendons, ressentons, sentons et expérimentons.

C'est de cette compréhension que nous vient la responsabilité et le respect.

La Spiritualité Amérindienne est aussi simple que cela, mais en même temps, elle est rendue très complexe par le grand nombre de traditions contradictoires parmi les différentes tribus.

Même si les Amérindiens apparaissent hermétiques aux autres cérémonies, croyances et chemins, toutes les tribus et les traditions sont reliées et appartiennent au même cercle.

Chaque tribu a une raison valable de pratiquer les cérémonies selon ses propres traditions, car elles ont été révélées aux hommes-médecines (terme qui signifie ce qui est mystérieux et inexplicable) par des visions sacrées.

Aujourd'hui, l'état de la terre n'apporte que souffrance, larme et incertitude pour l’avenir.
Les seul moyen de guérir la Terre est de rendre chacun responsable de son environnement.
Commençons par chercher à comprendre ce qui arrive à notre Terre sacrée et comment certaines technologies nous détruisent au lieu de nous sauver. Je suis persuadée, comme de nombreux indiens d'Amérique, du besoin de faire renaître notre héritage spirituel pour guérir les hommes et la planète.

La responsabilité de la technologie dans nos problèmes d'environnement est majeure, malgré tout, elle développe aussi les voitures à énergie solaire et électrique, et on s'efforce de trouver des produits plus sains pour l'environnement. Il faut apprécier ces améliorations, mais il faut aussi songer à changer d'état d'esprit.

Je crois que nous devons être plus sensibles à notre environnement et avoir pitié de notre Terre, que toute technologie du monde ne parviendra pas à sauver.

Les Amérindiens estiment que le fait de vivre en harmonie avec son environnement est d'une extrême importance. L'invention d'une bouilloire électrique, dont les composants sont recyclables, ne nous fourniront pas les réponses dont nous avons besoin pour vivre en équilibre et en harmonie avec la terre et le soleil.

Les objets ne nous donnent pas un esprit, c'est la communion, la spiritualité, l'honneur, et le respect qui procureront une nature saine.

Démolir une rivière ou une forêt par une pluie acide c'est détruire une partie de nous-mêmes. Remplir le ciel de matières polluantes, c'est à la fois offenser le ciel et tuer une petite partie de nous-mêmes.

Pourtant nous connaissons et nous estimons la volonté des défenseurs de l'environnement d'aider à restaurer notre Terre.

Nous apprécierons les actions pour recycler, rendre l'eau plus saine, protéger nos forêts, et sauvegarder les espèces en danger.

Les Amérindiens essaient de suivre le "Chemin rouge" qui cour dans la nature. Nous sommes liés de la même façon à toutes les choses de la Création.

Toutefois nous sommes conscients qu'à côté du chemin rouge il y a le noir qui va à contresens.

Le chemin rouge est positif, le chemin noir est négatif.

Les deux sont nécessaires, mais notre but est de ne jamais quitter le chemin rouge et de faire attention aux leçons que nous donne le noir.

Les sociétés technologiques s'égarent souvent dans les chemins noirs, mais nous n'aurons plus le choix de retourner dans le rouge quand l'équilibre fragile du monde sera rompu.

Nous ne prônons pas un "retour à la nature". Nous sentons plutôt que nous devons saisir ce qui nous reste de la création et essayer de guérir nos vies en faisant une bonne médecine dans les villes de béton que nous avons construites.

Après tout, nos villes sont construites sur la terre et à partir de la terre.

Notre alimentation, même si elle est colorée aux produits chimiques et polluants, se nourrit encore de la terre, de la pluie et du soleil. Nos propres vies sont liées aux autres créations vivantes telles que les pierres ou la rivière.

Toutes ces choses possèdent la force de la vie ou l'"esprit". Comme le disait Carl Sagan, "nous sommes la substance des étoiles". Il en est ainsi pour toutes espèces de la Création.

Nos croyances, nos rites, nos cérémonies, notre peine et nos souffrances ne sont pas une religion. Ils font partie d'un mode de vie. De cette manière, les presque 2 millions d'Amérindiens vivant aux Etats-Unis (avec pourtant huit familles de langages différents) sont unis comme un seul peuple. Nous avons des attaches avec tous les hommes : les Noirs, les Jaunes et les Blancs, de la même manière que nous sommes en liaison avec les océans, les animaux et la terre.

Quand John Donne, poète du XVIème siècle, écrivait : Aucun homme n'est une île à lui tout seul, chaque homme est un morceau de continent, une partie de l'océan...", il faisait voler en éclats la notion d'unité de l'Univers.

Il écrivait aussi : "L'homme n'est que de la terre, c'est vrai, mais la terre est le centre de l'univers".

De nos jours les gens recherchent une plus grande connaissance de nos liens avec la terre, le ciel et les autres humains.

 

Il ne m'a pas toujours été facile de suivre mon chemin, et je me suis égarée de nombreuse fois. Pourtant, le Créateur m'a toujours remis sur le bon chemin.

N'ayant pas les traits d'une indienne, je ne suis pas souvent prise au sérieux mais peu importe, ce qui compte est mon sens, mon chemin, mon action, mon respect envers la Vie, la Terre, l’Environnement, ce n’est en aucun cas de devenir sectaire que d’évoluer dans un environnement sain et d’aider par de petites actions notre lieu de création.

 

Virginie